Avis | Les problèmes ne commencent que par le plagiat

New York Times - 04/01
Les universitaires doivent faire un bien meilleur travail pour le maintenir en dehors de la tour d’ivoire.

Le plagiat est peut-être le péché académique le plus léger, ainsi que le plus facile à détecter. Il existe d’innombrables cas de formes d’inconduite plus graves – comme la falsification et la fabrication de données – qui ont entaché la réputation des universités du monde entier. Si le monde universitaire veut vraiment s’attaquer au problème, il lui faut repenser la façon dont il juge et récompense la recherche – et distinguer le bien du mal.

Dans le cas de Claudine Gay, le plagiat – et je pense qu’il est qualifié de plagiat – semble être un péché véniel plutôt que mortel. Oui, sa thèse de doctorat et plusieurs de ses articles universitaires semblent reproduire le langage d’autres chercheurs d’une manière qui ne leur accorde pas suffisamment de crédit. Mais cela n’est pas irrémédiable en soi ; Lorsque quelques signes de ponctuation ou une note de bas de page peuvent suffire à séparer le vice de la vertu, il y a beaucoup de place à l’interprétation et à l’erreur honnête. Cependant, le plagiat est le signe d’une négligence potentiellement bien plus accablante : même si, comme ici, il ne s’agit pas d’un cas flagrant de tentative de revendiquer le mérite des idées de quelqu’un d’autre, cela peut être le signe que l’œuvre présente des problèmes plus fondamentaux. C’est un signal adressé aux conseillers et aux pairs pour qu’ils accordent à ce travail un examen plus approfondi, un examen qui fait malheure...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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